Coing

Un peu d'histoire

L’origine géographique du coing est indistincte : Perse ? Anatolie ? Caucase ? Une chose est sûre, il est cultivé depuis au moins 4 000 ans. Gourmands, les Grecs le dégustent avec du miel.

Les Romains, adeptes du sucré-salé, en sont également friands. Le gastronome Apicius invite à le déguster en ragoût avec du miel et propose une association inattendue avec des poireaux. A Rome, le fruit est par ailleurs utilisé dans la parfumerie.

Pomme de Cydon ou poire de Cydonie ?

Depuis la Grèce antique, le coing est aussi connu sous le nom de pomme de Cydon ou poire de Cydonie. Aujourd'hui encore, l'une des variétés les plus appréciées est celle qui provient de la région de La Canée ou Cydon (ancienne Kydonia), au nord de la Crête.

Aujourd'hui, le cognassier est présent dans toute l'Europe, et il en existe une trentaine de variétés. Mais seules quelques-unes sont cultivées pour leurs fruits. La plupart d'entre elles servent de porte-greffe pour les poiriers des vergers français, afin de les rendre plus résistants.

Le saviez-vous ?

  • Dans l'est de l'Europe, le coing est utilisé presque exclusivement pour les préparations salées. Dans chaque maison, on en fait notamment une soupe d'hiver. Dans les Balkans, le coing sert dans la préparation d'un alcool fort.
  • Le terme « marmelade » signifiait à l'origine « confiture de coing », il dérive du nom portugais de ce fruit, appelé marmelo.
  • Le coing pèse en général entre 200 et 300 g. Fruit volumineux doté d'une belle couleur jaune serin, il possède à maturité un délicat petit duvet.
  • La présence de tanins confère des propriétés astringentes au coing, ainsi qu’une légère âcreté. Ainsi, le coing se consomme uniquement cuit, d’autant plus que sa chair est très dure.
  • Le coing est peu chargé en glucides. En revanche, minéraux, oligo-éléments et vitamines y sont très présents, de même que les fibres.
  • Grâce à la qualité de sa pectine naturelle, le coing est un fruit essentiel pour les fans de confitures. Le coing est toujours consommé cuit, souvent en compote, en confiture, en pâte, en gelée et dans des gâteaux. Alors, n’hésitez pas et régalez vos proches autour de savoureuses préparations sucrées, mais aussi salées.

En un tour de main

  • Eplucher des coings est à la portée de tous ! Brossez-les sous l'eau à l'aide d'une brosse souple pour retirer le duvet. Mettez ensuite les coings entiers dans une marmite, recouvrez d'eau, portez à ébullition et laissez cuire 15 min.
  • Laissez refroidir : les coings s'épluchent alors facilement à l’aide d’un économe.
  • Coupez-les en deux avec un couteau d'office pour retirer le cœur et les pépins.
  • Il est aussi possible de peler le coing à cru (toujours avec  un économe), mais sa peau très ferme rend la tâche plus compliquée.

Les modes de cuisson

 Le coing se consomme uniquement cuit du fait de la dureté de sa chair. Alors pour vous régaler, suivez le guide et mettez-le :

  • environ 30 min au four ;
  • entre 40 et 50 min au confiturier : la pectine du coing possède un fort pouvoir gélifiant ; une fois refroidie, elle se fige naturellement ;
  • 15 min à l'autocuiseur ou à la vapeur : le fruit conserve ainsi un maximum de minéraux (la cuisson à l'eau entraîne une dissolution des minéraux dans le jus de cuisson).

Le coing peut aussi se proposer en salade de fruits rafraîchie, toujours poché dans un sirop vanillé et accompagné d'une gaufrette de pain d'épices !

Mariages et assortiments

Le coing s'associe traditionnellement avec :

  • du gibier (chevreuil, sanglier) ;
  • des viandes rôties au four (veau, agneau, porc) ;
  • du magret de canard.

Mais selon votre inspiration, vous pourrez aussi le concocter :

  • avec des pommes : en compote, au four, etc. ;
  • dans une salade de fruits rafraîchie ;
  • sous forme de pâte de fruit avec du pain d'épices ;
  • en gélifiant naturel de vos confitures et gelées ;
  • poché, avec du chocolat fondu ou du vin, à la manière des poires ;
  • en gelée ou en confiture sur une tartine.

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