La génoise est un biscuit à pâte battue entrant dans la composition de nombreuses pâtisseries. Classiquement, il s’agit de faire chauffer au bain-marie des œufs et du sucre puis de les fouetter pour qu’ils montent en sabayon, avant d’ajouter la farine et les arômes. Très légère, on peut y  ajouter un sirop de sucre pour qu’elle soit moins sèche.

Elle s’utilise coupée en tranches horizontalement pour le montage des mokas, opéras, forêts-noires, fraisiers, mousses aux fruits, poiriers,…

Son invention remonterait au début du XVIIIe siècle. Entre 1747 et 1749, le marquis Domenico Pallavicini, Doge de la république de Gènes se rendit à la cour de Madrid. A l’occasion d’une réception, il commanda à son confiseur, Gio Batta Cabona, un gâteau original. En manipulant les ingrédients du gâteau de Savoie, ce dernier inventa une pâte battue, extrêmement légère qui fut baptisée « génoise ». A Gênes et en Italie, ce biscuit a pris le nom de « pan di Spagna » (pain d’Espagne) en l’honneur du roi d’Espagne et de sa cour.

Quantité : 500 g

4 œufs

125 g de sucre en poudre

125 g de farine

1/2 sachet de levure chimique

Préparation :

Préchauffer le four à 180°C.

Préparer un moule beurré.

Mélanger la levure avec la farine.

Séparer les blancs des jaunes d’œufs.

Monter les blancs en neige avec une pincée de sel dans un robot pâtissier.

Une fois fermes, ajouter le sucre et battre encore.

Baisser la vitesse et ajouter les jaunes, puis la farine mélangée à la levure en pluie.

Arrêter le robot, verser immédiatement dans le moule, lisser la surface et enfourner durant 20 min.

Sortir du four.

Démouler la génoise tiède.

Attendre qu’elle soit refroidie pour la trancher dans l’épaisseur et la garnir.

https://culture-crunch.com/2019/03/10/genoise-la-recette-facile-et-traditionnelle/

La génoise

Q’est-ce qu’une génoise ? La génoise fait partie de la famille des pâtes battues tout comme la pâte à biscuit, la différence c’est juste que pour la génoise on bat les oeufs entiers et pour la pâte à biscuit les blancs sont séparés des jaunes.
Une génoise ce sont donc des œufs entiers battus avec du sucre à chaud ou à froid, (et il est de notoriété publique que Cyril préfère à chaud) on y ajoute de la farine et facultativement du beurre et on cuit au four. Elle se décline nature ou mélangée à du chocolat, des fruits secs, des zestes etc.
Classiquement on l’utilise : pour la réalisation d’entremets en cercle, en cadre, en moule en silicone ou classiques. Ces entremets seront ensuite garnis de crème bavaroise, de mousses, et autres crèmes au beurre plus ou moins légères (et si vous suivez l’émission vous savez de quoi je parle). Pour des entremets masqués à la spatule type marquise, moka, mascotte,  et aussi pour des petits gâteaux, des petits fours frais, des omelettes norvégiennes. En fait génoises et biscuits peuvent avoir les mêmes utilisations.


Les ingrédients et leurs propriétés :

Les œufs entiers permettent : le foisonnement grâce à leur teneur en protéines  et à leur capacité sous l’action du fouet du robot à retenir et stabiliser des bulles d’air dans la masse pour obtenir après cuisson un réseau alvéolé. L’hydratation : leur teneur en eau permet de dissoudre le sucre. Le volume : l’eau permet le gonflement de la pâte. L’émulsion, la lécithine du jaune d’œuf sous l’action du robot  va permettre le mélange d’une phase aqueuse avec une phase grasse. La liaison : la chaleur du bain-marie ou de l’action du robot facilitent l’incorporation des bulles d’air dans la masse et le refroidissement qui suit raffermit l’appareil et emprisonne les bulles d’air, à la cuisson on obtient une structure alvéole et lisse. Les saveurs grâce à la teneur en matières grasses. La coloration par le pigment le xanthophylle contenu dans le jaune d’œuf.

Le sucre : on peut utiliser du sucre semoule ou du sucre cristallisé, voire du sucre inverti qui favorise la rétention d’eau, qui permet le maintien du moelleux et prolonge la conservation de la génoise surtout si on la congèle. En revanche comme ce dernier  a un pouvoir sucrant supérieur à celui du saccharose le dosage conseillé est de 5 à 10% en remplacement dans les mêmes proportions d’une partie du saccharose. Il donne du corps au produit fini, il facilite la formation et la stabilisation de la mousse, il participe aussi à sa texture à la coloration et aux saveurs.

La farine : il est préférable d’utiliser une farine de blé à faible teneur en protéines et on peut la remplacer à hauteur de 30 à 50 % du poids de farine  par de la fécule de pomme de terre qui va apporter de la finesse à la génoise après cuisson.

La matière grasse : la quantité de MG agit directement sur le volume et le gonflement de la pâte. Plus elle est importante, moins la génoise sera aérée après cuisson. La matière grasse fixe les arômes, agit sur la coloration et apporte aussi du moelleux à la pâte, freine son dessèchement, elle se conserve plus longtemps.

La réalisation dans l’ordre :

1/ Peser avec précision tous les ingrédients et préparer le matériel nécessaire.
2/ Beurrer les moules ou les cercles, les réserver au froid.
3/ Tamiser la farine et éventuellement les poudres ajoutée, cacao, fécule.
4/ Dans la cuve du robot chauffer les œufs et le sucre entre 40° et 50° sans dépasser 50° en fouettant légèrement. La température joue sur la texture finale de la pâte : pour une petite quantité  si on monte à froid il y aura de petites bulles d’air, une mie serrée et une texture moelleuse en revanche pour une quantité plus importante et un montage à chaud il y aura de grosses bulles d’air et une texture plus sèche.
5/ Monter au batteur pendant 5 min à grande vitesse puis 15 min à vitesse moyenne. Il est important de respecter les durées pour incorporer un maximum de bulles d’air, maintenir le volume de la pâte et garantir un refroidissement progressif
6/ Fondre le beurre et l’incorporer chaud à 1/5 de la pâte montée. Cela va permettre une meilleure dispersion de la matière grasse, éviter d’alourdir la masse, que l’appareil à génoise ne s’affaisse et de retrouver le beurre au fond de la cuve.
7/ Incorporer délicatement à la maryse la farine tamisée au reste de la génoise pour une répartition homogène puis avec les mêmes gestes ajouter ensuite le mélange beurre et 1/5 de pâte .
8/ Fariner les moules que vous avez préalablement beurrés et mis au frais. Les garnir sans attendre et avec précaution, pour éviter à la pâte de retomber, au 3/4 de la hauteur. On peut bien sûr cuire sur plaque  en fonction de l’utilisation prévue.
9/ Cuire entre 180° et 200° environ 20 min en fonction du four en surveillant la coloration (brun clair homogène) et le gonflement de la pâte (elle doit se rétracter légèrement sur les bords du moule). Vérifier au doigt la souplesse de la pâte et à l’aiguille ou au couteau la bonne cuisson.
10/ Démouler à chaud sur grille la génoise retournée pour éviter l’humidification à la base. Quand la génoise est froide la filmer hermétiquement pour éviter son dessèchement. Réserver soit au réfrigérateur (elle sera plus facile à découper) soit au congélateur pour un usage ultérieur.

La recette 

La recette de base classique : pour 475g de produit fini : 200g d’œufs entiers, 125g de farine, 125g de sucre, 37,5g de beurre.
Pour une génoise au chocolat : ajouter 20g de cacao à tamiser avec la farine. Même poids final.
Pour une génoise pistache : mélanger 25g de bonne pâte de pistache au beurre fondu chaud. Vous obtiendrez 500g de produit fini.
Pour une génoise aux amandes : 100g de farine et 50g de poudre d’amande mixée et tamisée avec la farine, même proportions pour le reste des ingrédients et pour 500g de produit fini.
Pour une génoise à la noix : même chose que pour la génoise aux amandes.
Pour un pain de Gênes classique : 250g d’œufs, 45g de farine, 75g de beurre, 3g de levure chimique, 250g de pâte d’amande à 50% de fruits pour 600g de produit fini. Cuisson 20° inférieure à celle de la génoise classique.

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