Orifine et signification 

 Être un cordon bleu puise ses origines au XVIe siècle durant les guerres de religion. Métaphore marquant l’excellence, elle a pris progressivement une connotation gastronomique.

Sa signification

Un cordon bleu désigne une personne qui cuisine très bien, un cuisinier très habile, très doué, qui fait une excellente cuisine.

Être un cordon bleu signifie être un fin, un excellent cuisinier.

Son origine

Durant les guerres de Religion en 1578, Henri III institua l’ordre du Saint-Esprit en vue de regrouper les principaux chefs du parti catholique pour lutter contre les protestants. Cette organisation catholique rassemblait des hommes mûrs, de plus de 35 ans, issus de la noblesse.

Premier et le plus prestigieux ordre de la monarchie française, ses chevaliers portaient comme symbole honorifique une croix de Malte accrochée à un large ruban de couleur moirée bleu céleste (bleu ciel), appelé cordon, passé en écharpe de l’épaule droite au côté gauche. De là vint l’expression « Cordon bleu » donnée aux Chevaliers.

Le « cordon bleu », distinction suprême dans l’aristocratie française, symbolisa par la suite la supériorité, la grandeur et les honneurs (« une rare élévation »). Porté en sautoir à l’origine, seuls les ecclésiastiques le porteront de cette façon par la suite ; les chevaliers conservant l’écharpe.

La référence culinaire reviendrait aux chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit, qui se réunissaient régulièrement et formaient un « club de gourmands », cultivant l’art du bien manger et du bien boire.

Au XVIIe siècle, un candidat à l’Académie française se serait adressé à l’assemblée en déclarant qu’elle était « le cordon bleu des beaux esprits ».

Abolie à la Révolution, Napoléon Bonaparte remplaça cette décoration en 1802 par la Légion d’honneur.

L’Académie française consacra cette métaphore dans son dictionnaire de 1832 (“Cordon bleu des beaux esprits”).

Entrant dans le langage courant, l’expression “cordon bleu” a principalement désigné des femmes très bonnes cuisinières, extrêmement compétentes et plébiscitées par leurs pairs.

En 1895, la journaliste Marthe Distel publia le premier journal de cuisine “La cuisinière cordon bleu”. Elle fonda également les écoles d’art culinaire “Le Cordon Bleu » présentes dans 27 pays et reconnues comme une des meilleures formations de cuisine au monde.

Aujourd’hui, « être un cordon bleu » s’emploie aussi bien pour les femmes excellentes cuisinières que les hommes.

Ses équivalents dans les langues étrangères :

  • Allemand : Ein Cordon Bleu / un cordon bleu ;
  • Anglais : A cordon bleu chef / un excellent cuisinier
  • Espagnol : Un gran cocinero (a) / un grand cuisinier (e)
  • Flamand : een keukenprinses / une princesse de cuisine
  • Brésilien : Mestre-cuca / Maître cuisinier

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